Ah mes amis.. quel week-end !
Une fin de semaine rythmée aux sons des beats de la House. J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps dans l’obscurité en train de bouger mon popotin qu’en plein jour.
Heureusement le soleil a sauvé ce qui restait de ce week-end contre-productif et nous sommes partis pour ces plages aux sud de la ville.
Si la montagne ça vous gagne, la mer ça m’apaise et de citer Francis R., mon psychanalyste virtuel pour qui "plus on avance dans l’age plus le voisinage de la mer devient pressant …
- Je suis d’accord Francis et si je n’étais pas né à Paris je n’aurais aucune raison de ne pas poser mon balluchon à ces côtés.
-Ah la bonne excuse ! Paris..
- Mais oui ! c’est le dilemme culture-nature, inné-acquis. J’y suis né parisien et c’est difficile d’échapper à son histoire, à ses madeleines de Proust. On y revient tôt ou tard. Même Ulysse il a finit par revenir au bercaille…tu te souviens du générique non ? Ulysse Revient, Ulysse revient. Ya que Léon qui est parti parce qu’il n’y avait plus les mêmes à la maison ..
- Attends petit, tu parles de madeleine ou de raviolis là ?? Tes madeleines elles pèsent pas lourd devant l’océan. Elles seraient même vite englouties. Moi je te le dis : l’océan met du bleu au cœur, l’infini apaise.
Regarde, si les Allemands avaient eu un rivage on aurait jamais entendu parler d’eux et Freud n’aurait jamais commencé la coc’! C’est aussi simple que ça. La seule bonne idée qu’ils aient eu c’est d’avoir changé de capitale : il faut installer Paris sur les bords de la Méditerranée.
- Pour se faire prendre en otage par des dockers moustachus et perdre la deuxième place du championnat de foot ? Tu parles d’un transfert !
- Le but ce n’est pas de changer Paris mais les Parisiens et le meilleur moyen c’est l’océan. Pas un filet d’eau qui sépare mais une masse qui unit, qui force le respect.
Les grecs l’aiment bien leur mer Egée, ils lui témoignent affection et respect. Ils vont même lui dire bonsoir avant le dîner le temps d’une balade qui est aussi régulière que le ressac. "
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je suis d’accord avec Francis. Evidemment l’Allemagne a une cote (aussi réduite que 350 birkenstoch mises les unes à côté des autres) mais bon c’est le genre de sable qui vous donne envie d’en manger jusqu’à que mort s’en suive non ? Aussi indigeste que les cailloux anglais sur lesquels s’entasse la working class anglaise, juste entre le complexe chimique et la décharge.
Moments précieux et tragiques immortalisés par Martin Parr lors de son expo à la Maison Européenne de la…et nous y revoilà. Encore Paris ! faut que j’arrête…on parle de nature ou de culture qui revient au galop ?
Pour finir d’étaler ma confiture sur ma madeleine, s’il y en a un qui l’aime la mer c’est le mangeur de raviolis Alessandro Barrico dans son magnifique livre Océan-Mer. (figure dans mon top 10).
Zanzibar, le peintre, celui qui écrit des lettres d’amour à celle qu’il n’a pas encore rencontré et qui voit (ou ne voit pas) l’humanité s’alourdir quand il meurt tant sa présence était légère et douce.
Une belle évasion sur les flots de l’imaginaire.
Bisous mes amis et spéciale dédicace à ma première commentatrice d'article: Bridget in Levallois.
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