Vendredi 14 octobre 2005

J'ai dormi 3 heures. On a fêté un contrat hier soir et c'est trés, trés dur aujourd'hui...
Checker ce lien, c'est hilarious. Un gag téléphonique en anglais...indian style...

http://www.funnyjunk.com/pages/mydog.htm

Qui veut venir à Istambul le week-end du 22 Octobre?

Par Louis de Fouchier - Publié dans : billet d'humeur
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Mardi 11 octobre 2005

... les photos et le récit de ce week-end à Santorin, quelques pépites glanées dans les courriers d’assurance. Tout est d’orgine. Merci Julie.

Vous savez que mon taxi est transformé en corbillard et que je n'y transporte que des morts. Mes clients ne risquant plus rien, est-il bien nécessaire que vous me fassiez payer une prime pour le cas ou ils seraient victimes d'un accident?

Vous me dites que d'après le Code Civil, je suis responsable des bêtises de mes enfants. Si c'est vrai, les personnes qui ont écrit cela ne doivent pas avoir, comme moi, neuf enfants à surveiller.

Je suis étonné que vous me refusiez de payer cet accident sous prétexte que je ne portais pas mes lunettes comme indiqué sur mon permis. Je vous assure que ce n'est pas ma faute si j'ai renversé ce cycliste : je ne l'avais pas vu.

Je vous témoigne mon grand mécontentement vous mettez tellement de temps à me rembourser mes accidents que c'est toujours avec celui d'avant que je paye les dégâts de celui d'après, alors n'est-ce pas que ce n'est pas sérieux de votre part.

Le cycliste zigzaguait sur la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, avant que je puisse le télescoper.

J'ai tapé un trottoir en glissant sur une plaque de verglas et j'ai cassée ma gente et mon bras gauche.

 Vous me dites que Mlle X réclame des dommages-intérêts sous prétexte qu'elle a été légèrement défigurée après l'accident. Sans être mauvaise langue, il faut bien avouer que même avant l'accident, cette malheureuse n'avait jamais éveillé la jalousie de ses concitoyennes.

 Depuis son accident, ma femme est encore pire qu'avant. J'espère que vous en tiendrez compte.

 Ils m'ont trouvé 2,10 grammes d'alcool dans le sang et ils vont me condamner. Sur 6 à 8 litres de sang qu'on a dans le corps vous avouerez que c'est pas tellement (personnellement j'aurais cru que j'en aurais eu plus).

Je désire que ma voiture soit utilisable accidentellement par mes enfants majeurs considérés comme novices.

En qualité du plus mauvais client de votre agence (neuf accrochages en 1 an), je vous demande d'avoir le plaisir de résilier mon assurance auto avant la date d'échéance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Louis de Fouchier - Publié dans : living Athens
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Samedi 8 octobre 2005

Est ce que le temps passe plus vite dans le sud?
Question que je me pose tant je suis étonné que la semaine soit déjà finie. Le rythme ne faiblit pas: mes nuits s'écourtent et mes cernes se creusent. J'ai décidé de me remettre à courir en vue du marathon qui aura lieu début novembre. 42 kilomètres sur les pas du fameux soldat qui avait rendu l'âme (et surtout le cœur) en arrivant dans la ville de Marathon après une folle course. Juste le temps d'avertir ses petits camarades que les Perses les envahissaient et pouf...raide mort.

En attendant le grand jour, je m'éclipse du bureau/salle à manger sur les coups de 19h pour courir le long du jardin qui entoure l'Acropolis. C'est vraiment beau ce tas de ruine perché sur son estrade qui domine la ville. C'est comme sur un plateau de cinéma: la lumière y est toujours belle, trop belle pour être vraie.

Il fait beau : lumière idéale, format carte postale.
Le ciel s'assombrit: un puit de lumière s’ouvre et vient réchauffé le marbre des colonnes.
Il pleut: un arc-en-ciel enjambe la colline de toute sa longueur (je n'avais jamais vu ça avant).
Il fait nuit: la lumière se fait jour (la magie de l'électricité pas celle de Zeus)

Je suis sûr que vous ne me croyez pas.
Vous pensez que je sacrifie la vérité sur l'hôtel du Parthénon, que je l’enrobe...quenini je ne suis pas un nouvel Alexandre Jardin venu vous vendre du rêve à travers des souvenirs déformés via le prisme de la littérature .
Je vous parle d’un bâtiment classique sur un ton néo-réaliste, entre Angot (Pourquoi pas le Parthénon) et Beigbeder (Le Parthénon sous ectasy). La vérité je le jure.
Quoiqu’il en soit ce chapiteau fait partie de ma vie depuis presque 1 mois et il est sans aucun doute sous des projecteurs divins.

Tout est une question de point de vue, de perspective. C’est comme avec le boulot que je fais. Certains jours je ne vois que les mauvais côtés. J’ai l’impression d’être l’homme pressé de Noir Désir. Je ne vois pas la continuité avec mes expériences d'antan et j’ai le sentiment que le fil conducteur qui animait mon petit roman de vie s’est cassé et progressivement se noue autours de mon cou. Je vais m’arrêter là sinon vous allez pensez que je suis au fond du trou. 
En revanche si je prends -littéralement- du recul, tout apparaît sous un autre jour.
Quelque pas en arrière et je réalise que ce job est ultra stimulant. Préparer des interviews, rencontrer tous ces leaders qui ont pour certains des choses intéressantes à dire, baigner dans un environnement international… Je ne sais pas si j’avance sur le chemin de la sagesse mais j’avance.
Et il y les jours comme aujourd’hui qui sont à classer dans la case trés bonne journée.
Les secrétaires se sont montrées gentilles, nous avons fini par rencontrer un ministre qui refusait depuis 2 mois de nous accorder 5 minutes, nous avons vendu des contrats…bref le scénario d’une journée ‘parfaite’.

Que ce soit l'Acropolis ou mon job tout est une question de point de vue. J'ai la chance de vivre à côté du premier et de cotoyer le deuxième avec distance.

Il est 3h du mat et je prends mon avion dans 2 heures pour Santorin. Vais faire dodo.

++

Par Louis de Fouchier - Publié dans : Le post du vendredi soir
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Dimanche 2 octobre 2005
Ah mes amis.. quel week-end !
Une fin de semaine rythmée aux sons des beats de la House. J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps dans l’obscurité en train de bouger mon popotin qu’en plein jour.
Heureusement le soleil a sauvé ce qui restait de ce week-end contre-productif et nous sommes partis pour ces plages aux sud de la ville.
Si la montagne ça vous gagne, la mer ça m’apaise et de citer Francis R., mon psychanalyste virtuel pour qui "plus on avance dans l’age plus le voisinage de la mer devient pressant …
 
- Je suis d’accord Francis et si je n’étais pas né à Paris je n’aurais aucune raison de ne pas poser mon balluchon à ces côtés.

-Ah la bonne excuse ! Paris..

- Mais oui ! c’est le dilemme culture-nature, inné-acquis. J’y suis né parisien et c’est difficile d’échapper à son histoire, à ses madeleines de Proust. On y revient tôt ou tard. Même Ulysse il a finit par revenir au bercaille…tu te souviens du générique non ? Ulysse Revient, Ulysse revient. Ya que Léon qui est parti parce qu’il n’y avait plus les mêmes à la maison ..
 
- Attends petit, tu parles de madeleine ou de raviolis là ?? Tes madeleines elles pèsent pas lourd devant l’océan. Elles seraient même vite englouties. Moi je te le dis : l’océan met du bleu au cœur, l’infini apaise.
Regarde, si les Allemands avaient eu un rivage on aurait jamais entendu parler d’eux et Freud n’aurait jamais commencé la coc’! C’est aussi simple que ça. La seule bonne idée qu’ils aient eu c’est d’avoir changé de capitale : il faut installer Paris sur les bords de la Méditerranée.

- Pour se faire prendre en otage par des dockers moustachus et perdre la deuxième place du championnat de foot ? Tu parles d’un transfert !

- Le but ce n’est pas de changer Paris mais les Parisiens et le meilleur moyen c’est l’océan. Pas un filet d’eau qui sépare mais une masse qui unit, qui force le respect. 
Les grecs l’aiment bien leur mer Egée, ils lui témoignent affection et respect. Ils vont même lui dire bonsoir avant le dîner le temps d’une balade qui est aussi régulière que le ressac. "
 
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je suis d’accord avec Francis. Evidemment l’Allemagne a une cote (aussi réduite que 350 birkenstoch mises les unes à côté des autres) mais bon c’est le genre de sable qui vous donne envie d’en manger jusqu’à que mort s’en suive non ? Aussi indigeste que les cailloux anglais sur lesquels s’entasse la working class anglaise, juste entre le complexe chimique et la décharge.
 Moments précieux et tragiques immortalisés par Martin Parr lors de son expo à la Maison Européenne de la…et nous y revoilà. Encore Paris ! faut que j’arrête…on parle de nature ou de culture qui revient au galop ?
Pour finir d’étaler ma confiture sur ma madeleine, s’il y en a un qui l’aime la mer c’est le mangeur de raviolis Alessandro Barrico dans son magnifique livre Océan-Mer.  (figure dans mon top 10).
Zanzibar, le peintre, celui qui écrit des lettres d’amour à celle qu’il n’a pas encore rencontré et qui voit (ou ne voit pas) l’humanité s’alourdir quand il meurt tant sa présence était légère et douce.
Une belle évasion sur les flots de l’imaginaire.

Bisous mes amis et spéciale dédicace à ma première commentatrice d'article: Bridget in Levallois.
 


 
 
 

 
Par Louis de Fouchier - Publié dans : billet d'humeur
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Vendredi 30 septembre 2005

Yo
Le moral est bon. Je m'entends définitivement trés bien avec mon équipe. Le début a été 'low profile' donc pas trés marrant mais après avoir acquis leur confiance professionnelle, je me sens plus à l'aise. J'ai enfin sorti mes photos qui étaient restées dans le fond de ma valise (snoopy aussi pour ceux qui le connaisse..), accroché ma boule à facette et fais mes premières blagues. Bingo, on a le droit de rigoler!
en tout cas, c'est vraiment un job qui ne laisse pas indifférent.
Il y a les moments où tu hallucines:
* Diner dans un superbe restaurant avec vue sur l'Acropolis. Nous sommes 7 autours de la table, tous de la boite et j'entends parler espagnol, français et anglais. Chacun y va de son anecdote en Angola, Sierra Leone, Malaysie, Darfour, etc... assez grisant je dois avouer.
* Conférence de presse où je me suis incimissé en brandissant ma carte de presse. Je saute littéralement sur le secrétaire général de ministère de whatever qui s'en va après son speetch: "Sorry, ...NY...currently in Greece...economy...interview" et j'obtiens un rdv le lendemain sans attendre les 2 semaines que prend le chemin habituel où la barrière SECRETAIRE fait obstacle.

Mais aussi les moments où tu te demandes ce que tu fous là:
* Quand il est 1h du mat et tu éteins ton ordi aprés avoir passé la journée avec lui.
* Des journées comme aujourd'hui où rien ne fonctionne. Personne ne souhaite te recevoir,
* Quand il faut insister quitte à devenir lourd pour obtenir qqchose de qqn. J''apprends rien à personne mais je le fais 10 fois par jours...
*et pleins d'autres qui ne me viennent pas à l'esprit ce soir. Trop fatigué...

J'ai posté des photos hallucinantes de Katrina avant le déluge. Allez faire un tour


Zoubis

Par Louis de Fouchier - Publié dans : living Athens
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Vendredi 30 septembre 2005

…avec piscine pour faire mes longueurs quotidiennes et un jacouzy pour me détendre après des journées qui prendraient fin avec le coucher du soleil.
C’est raté….
Je loge dans un appartement avec vue sur l'Acropolis, ce qui n'est pas dégueu en soit. C'est un duplex d’un goût douteux avec 3 chambres à l'étage et un grand living room qui nous sert de bureau. Une terrasse domine le tout. Le quartier est animé, gargotes pour touristes et vieilles bâtisses délabrées se côtoient dans des rues piétonnes sinueuses.
J'ai rejoins une équipe qui travaille depuis 3 mois sur le projet. Elle est chilienne (29 ans), lui est norvégien. Je n'arrive pas à lui donner un âge, son front est ridé et il a des poches sous les yeux. Je pense que ce sont les 4 années à faire ce job qui l'ont vieillit de 10 ans. Et pour cause...à peine arrivé, des journées de 14h ce sont enfilées sans que je puisse prendre le temps d'envoyer un mail à ma maman pour lui dire que j'étais sain et sauf (entre les mains d'un workalcoholic mais en vie). 
J’avais pris ma raquette de tennis, envisagé de mettre mon temps libre à profit pour renouer avec un instrument de musique et m’intéresser de plus prêt à la psychologie.
J’avais rêvé…il n’y a pas de temps libre.
La journée commence à 9h du matin. Sur un tableau nous avons l’agenda avec les meetings déjà fixés, les déjeuners, etc…
Pour ceux qui ne le savent pas, mon job consiste à réaliser des publi-reportages sur des pays. En Grèce il s’agit d’une série de reportages sur les différents secteurs économiques. Pour cela, nous réalisons des interviews de figures politiques et de leaders économiques. Il faut tout faire : aller séduire la secrétaire du ministre pour qu’il nous accorde un entretien, préparer l’interview avec des recherches glanées sur internet et dans des publications, tenir le headquarter à Madrid au courant de tous nos faits et gestes, passer des milliers de coups de fil, etc…

Mon premier entretien                                                              


Il avait la bonhomie d'un Guy Roux (sans le survèt') et le ventre du père Noël. Heureusement son bureau était climatisé et la température ne dépassait pas les 20°, des bouffées de chaleur enflammé mon visage rasé de prêt. Je venais à peine de voire comment se déroulait un entretien et c’était déjà mon tour.

J'essayais d'être à la hauteur: je le regardais dans les yeux dès que j'avais fini de lire ma question que j'étais censé connaître par cœur; j'utilisais tous les subterfuges possibles pour lui faire croire que je  connaissais sur le bout des doigts le shipping derivative market (hochement de la tête avec sous sans pincement des lèvres, acquiescement, etc...). Au final, Mr X n’a pas voulu de notre offre promotionnelle mais a bien voulu poser en ma compagnie.


Par Louis de Fouchier - Publié dans : living Athens
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Dimanche 25 septembre 2005

La première, et non des moindres,  c'est que l'on ne bosse pas le week-end.
La deuxième c'était vendredi soir. Eléanor est en Grèce! Elle vient d'intégrer la deuxième équipe qui travaille pour le compte du Daily Télégraph. What a surprise de la voir ici, elle qui bossait il y a encore quelques jours à Jakarta. Nous sommes sortis dans une boite à la mode. Et là vient ma troisième surprise: les grecs sont beaux, garçons comme filles. Waou! A tous ceux qui sont morts de faim: venez en Grèce! Eléanor qui sort d'une mission de 2 mois en Indonésie où ils font tous 1m20 les bras levés était...comment dire...sous le charme de la gente masculine.
La quatrième surprise était dans les toilettes en me levant le lendemain matin. Le director de l'autre équipe dormait comme un loire sur les chiottes.
Une fois l'appartement néttoyé et le vin cuvé nous sommes partis pour mon premier Public Relation event. Le ministère du tourisme donnait un spectacle à 70 kilomètres d'Athènes pour fêter je ne sais quoi. Il faisait nuit, des naiades dansaient devant des ruines sur une série de films qui étaient ma foie pas mal fait. C'est la fin, les 300 personnes applaudissent et qui vient sur la scène?? Notre bon vieux Nikkos national (pour tous ceux qui ont plus de 28 ans, il est le présentateur de la Star Ac'). Pour la cinquième fois je décroche ma machoir et me demande ce qu'il peut bien foutre là avec dans les mains une couronne de laurier?  Nous sommes dimanche soir et j'ai toujours pas compris mais il a dû revenir à temps pour vous parler de ce qui se passe dans le chateau.

Sinon, aujourd'hui c'était journée à la plage avec Eléanor. Ski nautique, resto où Eléanor à laissé un bras, raquettes, soleil à gogo, etc...mais ça ce n'est pas une surprise: je suis en Grèce les cocos!!

Par Louis de Fouchier - Publié dans : living Athens
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KESAKO

Ceci est un blog, page blanche HTLM qui est régulièrement agrémentée de mes petites histoires de l'autre côté du monde.


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